Plisson Francis

Plisson Francis

Séparation et entre-deux
La question de la danse se joue dans le déplacement, l'entre-deux places. Entre le début et la fin, entre la musique et le corps, dans le voyage de l'entre sensation-perception, ivresse et contrôle.
Le corps dansant n'existe pas sans espace, de même qu'une partie du corps n'existe pas en dehors de sa totalité. L'entre-deux parle donc une séparation relative, au sens où la partie est toujours en relation à la totalité. La séparation absolue n'existe pas, sinon sur un plan théorique.
Dans ce cadre, elle est une séparation "outil" qui va permettre de faire exister cette partie séparée (par exemple le corps de l'espace) pour elle-même, c'est-à-dire d'en faire une totalité pour la perception. Cette séparation absolue est équivalente à une relation fusionnelle où les deux parties ne faisant qu'une annulent la relation. La séparation relative de l'entre-deux va faire exister un espace relation. Pour rencontrer l'espace et travailler avec lui, il faut que cet espace existe en dehors de soi (pareil pour le corps). C'est la séparation relative qui met le corps en mouvement et qui va permettre de produire sa danse.

Francis Plisson est un danseur et chorégraphe formé au Conservatoire National de Paris.
Il a mené une carrière de danseur auprès de prestigieuses troupes européennes à répertoires (notamment auprès de Rudolf Noureïev), avant d'explorer les pistes multiples de la danse contemporaine (notamment chez Maguy Marin).
Il a crée la compagnie de danse « Marouchka » en 1997 (Tours) avec laquelle il développe son travail de chorégraphe et de formateur, associant des interprètes et compositeurs de jazz. Son travail porte sur l'aspect technique de l'écriture chorégraphique. 

Publié dans Danse