Jarry Vincent

Jarry Vincent

Y avait un’ lampe...

C’typ’-là qui tient p’us d’bout...

Prendre les bill’ dans sa main

Je voudrais

Du même auteur en prose...
Dès qu'il y a mémoire, il n'y a pas séparation, sauf amnésie profonde (ou peut-être schizophrénie). Il n'y a pas plus de séparation entre les humains qu'entre les atomes qui vont et viennent.
Le seul bordel que nous avons, ce sont des problèmes d'héritages ou de cocuages. Ou de guerre. Mais une guerre se faisant à deux ou plus n'étant pas une séparation mais la destruction, l'abolition qui ne finira jamais de l'autre (mémoire), ce qui veut dire que cette (négation) potentielle est une énorme reconnaissance...

La création artistique, que ce soit en tant qu'acteur ou en tant que spectateur – l'un n'allant pas sans l'autre -, la création, dans la mesure où elle est la flèche qui va de l'un au collectif avec retombée du collectif au particulier, la création artistique, de par le fait qu'elle engendre de par elle-même des structures d'accueil pour son épanouissement et qu'elle a besoin de spectateurs, la création artistique peut engendrer des espaces suffisants pour accueillir des "paumés" qui, éventuellement, pourront s'y retrouver une place où on les reconnaîtrait.

Vincent Jarry est poète, écrivain et éditeur.
En tant que poète, il a publié une quinzaine d'ouvrages, de nombreux articles et illustrations.
Il est éditeur depuis 1980 sous le nom de Jarry, puis en 1987 «Poèmes en gros et demi-gros» (avec l'aide du CNL). Il a notamment publié Armand Olivennes, René Gouzenne, Denis Lavant, Nicole Barrière.
Il est le fondateur de la revue « Rue des poètes » (73 numéros) et également auteur d'un feuilleton radiophonique « De belles rencontres entre la princesse Panthère douce et l'Aède le gland » (109 épisodes diffusées sur Radio Libertaire, Paris).

Publié dans Poétique